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Couple de mandarins

Musée de la Compagnie des Indes

Port-Louis

Patrimoine maritime
© G. Broudic. Musée de la Compagnie des indes, Ville de Lorient

En arrivant dans les ports de Chine, les Européens découvrent, au début du XVIIIe siècle, les représentations traditionnelles des ancêtres. Réalisées sous forme de statuettes sur lesquelles sont appliqués d’authentiques cheveux et poils, elles ne sont pas, à l’origine, réalisées pour l’exportation. Les marins en décident autrement. S’adaptant à cette demande nouvelle, les sculpteurs chinois réalisent des couples d’ancêtres, parfois nommés « bouddha branle-tête » car pourvus d’une tête oscillante. Ces objets sont rapportés par les marins à titre individuel, ou répondent à des commandes privées, comme celle du directeur de la troisième Compagnie des Indes, Jean-Jacques Bérard. Ces deux effigies récemment entrées dans les collections du musée de la Compagnie des Indes, ont vraisemblablement été produites dans la province de Canton à la fin de la période Quianlong (1736-1795).