X

Phares et cinéma, 24 éclats par seconde

Exposition

© Musée des phares et balises, Ouessant



En 1929, le cinéma s’approprie pour la première fois les îles du Ponant, leurs phares et gardiens, leurs pêcheurs et habitants, dans deux films aujourd’hui emblématiques, Finis Terrae de Jean Epstein et Gardiens de phare de Jean Grémillon. Après eux, plusieurs générations de réalisateurs se sont saisis du phare comme objet d’expression, de représentation et de fascination dans des œuvres aussi diverses que le cinéma le permet : fictions, animations, documentaires, créations artistiques…

Marqueur du territoire, le phare évoque par sa seule présence le littoral, l’isolement, la zone frontière. Lisière favorisant les drames et les combats intérieurs, le phare fait aussi figure d’immuable protecteur, de guide, métaphore de la lumière braquée contre les ténèbres. Au fil du temps, il est devenu ce référent culturel commun à tous dont les significations nous sont aisément identifiables. L’exposition met en avant ce signal lumineux universel des 24 éclats par seconde dans un parallèle entre lumière des écrans et lumière du phare.