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Loch à bateau réalisé par Robert Rigous

Musée de la Pêche

Concarneau

Histoire - Patrimoine maritime - Techniques - Culture bretonne
Loch à bateau, réalisé par Robert Rigous, bois et cordage © Musée de la Pêche de Concarneau

La première description du loch à bateau a été rédigée en 1577 par le mathématicien anglais, William Bourne. Utilisé jusqu’à la moitié du XXe siècle, notamment par les Terre-Neuvas qui avaient pour habitude de naviguer dans des conditions extrêmes, cet instrument simple et robuste servait à mesurer la vitesse d’un navire.

A l’aide d’un sablier, les marins jetaient à l’eau la ficelle lestée par une planchette en bois. La ficelle était marquée de repères, des nœuds placés tous les 15,43 mètres. Quand le temps du sablier (30 secondes) était écoulé, on remontait le cordage à bord en comptant le nombre de nœuds. Aussi, l’expression « filer un nœud » venue de l’utilisation du loch, est restée dans le langage maritime.

Conservé au Musée de la Pêche, ce loch à bateau, ou « loch à main », est un témoin de l’histoire de la navigation. Il a été réalisé en bois et cordage par Robert Rigous. Aujourd’hui encore, il peut être utilisé à bord d’un bateau, et des passionnés se sont essayés à la manœuvre sur la réplique de la frégate L’Hermione.