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Portulan portugais de 1632

Musée de Dinan

Dinan

Histoire - Patrimoine maritime
Portulan Portugais Pascal Roiz 1632 parchemin et encre Inv.1968.25, crédits: Ville de Dinan service musée

Œuvre exceptionnelle du Musée de Dinan, le Portulan portugais témoigne des grandes avancées géographiques et scientifiques du 16ème siècle.

Les mappemondes médiévales

Le Moyen-âge hérite de la vision que portait l’historien grec Hérodote sur le monde : l’espace habitable a la forme d’un disque, il est entouré d’un océan réputé infranchissable. L’espace habitable est divisé en trois grands ensembles : Europe, Asie, Afrique. Ces cartes se nomment Terrarum Orbis en référence à la composition en O accueillant un T. Le O du disque terrestre reflète l’éternité et la perfection divine tandis que le T correspond à la Trinité (la carte a alors une finalité théologique).

Les premières cartes portulans

Aux environs de 1300, en Occident, l’image du monde terrestre change brusquement d’aspect. L’Occident s’ouvre sur le monde. Le marchand vénitien Marco Polo entre au service de l’empereur mongol. Il est chargé de diverses missions dans toute l’Asie. A son retour, il fait connaître son expérience dans son livre Description du monde. Il ouvre aux marchands génois la route de la soie. A la même époque, les frères Vivaldi décident de quitter Gêne et de s’aventurer dans l’Océan réputé infranchissable, à bord de leur galère, pour rejoindre les Indes à l’ouest de Gibraltar ; ils ne revinrent jamais.

De manière général, on commence à suivre le précepte du philosophe anglais Roger Bacon (1214-1294) : seules compte l’expérience vécue et l’observation des phénomènes. L’apparition des premiers portulans coïncide avec cette ouverture sur le monde. Ces premières cartes-portulans sont également liées à l’expansion maritime des Vénitiens et des Génois dont les navires franchissent le détroit de Gibraltar vers Bruges en essaimant des colonies marchandes à Bordeaux, Nantes, Southampton…

Les premières cartes-portulans sont des outils conçus pour la navigation et le commerce. Elles aident à la navigation. Elles naissent de l’expérience et de la pratique des marins. Le mot portulan dérive de l’italien portulano qui vient lui-même du latin portus : port. Une carte-portulan est une description écrite des côtes et de leurs sites et principalement des ports.

La Pisane est la plus ancienne carte-portulan qui nous soit parvenue. Elle a dû être dessinée entre 1275 et 1291. Elle est conservée à la Bibliothèque nationale de France. Elle introduit un premier modèle de cartes marines qui sera celui des portulans postérieurs : pour faciliter la lecture, les noms des ports sont en noir et les plus importants en rouge ; pour faciliter la lecture, les noms des ports sont tracés perpendiculairement aux côtes, de façon qu’il suffise de tourner la carte pour une lecture continue ; la construction d’un système de roses des vents ; le nord occupe le haut de la page (contrairement aux cartes médiévales).

Jusqu’au 15ème siècle, l’Occident ne bénéficie que d’une partie des connaissances de Ptolémée, des connaissances issues des expéditions d’Alexandre Le Grand et des relations asiatiques et africaines du monde. En somme, jusqu’à cette époque, la vision du monde est une sorte de fatras de légendes, contaminant des observations authentiques.

Les cartes marines portugaises

L’histoire de la carte marine est étroitement liée à la conjoncture générale. Ainsi la flamme at-elle gagné les pays ouverts sur les horizons océaniques : France, Hollande, Espagne, Portugal, etc. C’est vers 1520-1525 que la cartographie portugaise apparaît en pleine possession de ses techniques. Les Portugais ont donné, des régions récemment découvertes, une image aussi précise géographiquement que scientifiquement. A l’époque, la cartographie devient un service officiel vers lequel le roi du Portugal cherche à attirer des savants étrangers.

La production des cartes marines est en plein essor. Déjà, au milieu du 14ème siècle, les maîtres de navires aragonais était tenus de disposer de deux cartes marines à bord de leurs vaisseaux. Construites par les marins, ces cartes ont servi à préparer des voyages, à situées des routes, à percevoir l’extension des circuits commerciaux, à localiser des zones d’influences maritimes.

La carte-portulan de Dinan

Nous devons cette carte sur parchemin au cartographe Pascoal Roiz. Elle montre en son centre l’Atlantique bordé sur sa gauche de la côte de l’Amérique du Nord et de l’ensemble des côtes d’Afrique jusqu’à la Perse ; au-dessus, l’Europe avec tout le bassin méditerranéen. On lit sur une bannière flottante, en bas à droite, le nom de Pascoal Roiz et celui de Lisboa, surmontant la mention Anno 1632. Au dos du manuscrit est portée la mention suivante : « donné par M. et Mme Lecourt de La Villethassetz, le 4 septembre 1844. G. Buisson ». Frédéric Lecourt de La Villethassetz (1798-1871) était à la fois juriste, homme de lettres et passionné d’histoire. Tout au long de sa vie, il a collectionné les vieux volumes, titres et autres documents anciens. Il fait don de certains au musée et à la bibliothèque.

On l’a vu, ces cartes étaient des outils conçus pour la navigation et le commerce mais elles se parèrent rapidement d’ornements et d’illustration. Elles devinrent des documents de prestige, affirmant le pouvoir de leur commanditaire, elles furent utilisées comme présents, destinés aux bibliothèques des rois, des princes ou des riches marchands. La carte-portulan de Dinan donnait à voir l’étendue de la puissance maritime coloniale de l’Espagne et du Portugal alors réunis sous le sceptre royal de Philippe IV d’Espagne, qui règna de 1621 à 1665, roi des Espagnes et des Indes, roi des deux Siciles et roi du Portugal. Les armes d’Espagne et du Portugal étaient présentes sur tous les continents.

L’importance du décor autorise à penser que le Portulan de Dinan n’était pas utilisé à bord. Ce qui étonne, c’est la représentation de nombreux saints patrons. En haut à droite, nous identifions saint Antoine de Padoue : il porte la robe franciscaine et l’Enfant Jésus sur son bras. En haut à gauche, nous distinguons saint Barthélémy. Saint Barthélémy fait partie des douze apôtres. Il apparaît accompagné de son attribut, le couteau avec lequel il fut écorché. Il porte sa peau sur ses épaules. Le XVIIe siècle marque le début du déclin de la puissance maritime portugaise. Elle est en proie à cette époque à de nombreux naufrages et se heurte à la compétition néerlandaise, cela favorise chez les marins un renouveau de la ferveur religieuse qui se manifesta sur les cartes par la figuration de ces nombreux intercesseurs.

Outre la présence de ces saints personnages, on trouve aussi une figuration de l’arbre de Jessé. On désigne sous ce nom l’arbre généalogique du Christ, à partir de Jessé, père du roi David. Jessé, c’est le vieillard à longue barbe, il est allongé et de ses entrailles sort l‘arbre. L’arbre porte douze ancêtres, charnels (les rois) ou spirituels (les Prophètes). Une Vierge à l’Enfant est placée au sommet de cet arbre. Depuis le 13ème siècle, sous l’influence du culte marial, la Vierge est substituée au Christ au sommet de l’arbre. La filiation davidique de la Vierge remplace alors celle de Joseph, en liaison avec le développement de l’immaculée conception. De nombreuses villes fortifiées sont figurées sur les cartes, particulièrement dans les possessions portugaises et espagnoles. La ville de Jérusalem apparaît également. Des caravelles et des roses des vents complètent cette ornementation. On trouve aussi, à trois reprises, des échelles de mesure. L’échelle des distances en mille marins apparaît.

Nous connaissons l’existence d’une seconde carte marine signée Pascoal Roiz. Elle est conservée à la bibliothèque de Washington. La Bibliothèque nationale de France, quant à elle, conserve une carte marine de Domingo Sanchez, datée de 1618 et très proche de la production de Pascoal Roiz à tel point que l’on peut penser que Pascoal Roiz s’est inspiré de la carte de Sanchez. La production de Pascoal Roiz, comme celle de Domingo Sanchez à la même époque est marquée par la présence de nombreux saints intercesseurs. En cela,, ils forment un groupe particulier de la cartographie portugaise au début du 17ème siècle.

Contrairement à une opinion encore trop largement répandue, la Terre n’a pas été considérée par tous au Moyen Âge comme un disque plat flottant sur les eaux. La notion de sphéricité terrestre héritée de la géographie astronomique des Grecs n’a jamais disparu. Dès le 7ème siècle, au moment où apparaissent les premières mappemondes, la Terre est désignée par le terme sans équivoque de globus, un globe, ou sphera, une sphère. La partition en cinq zones proposée par Parménide (544-450 av. J.-C.) au 5ème siècle avant J.-C. – une zone torride, deux tempérées et deux glaciales – a été transmise par les auteurs de l’Antiquité tardive. Sous l’influence conjointe des textes astronomiques arabes et des traductions de Ptolémée (90-168), cette division en zones sera parfois remplacée par une division en « climats » qui permettent de prédire, comme l’explique la Tétrabible, les qualités universelles.

Le service des musées de Dinan

Bibliographie

Site internet Bibliothèque nationale de France : http://expositions.bnf.fr/marine/index.htm



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